Dernière modification par Nathan - 56 ans il y a
bases militaires US en Europe

Aube DigitaleOù les États-Unis ont-ils des bases militaires en Europe ?

Aube Digitale - 26 jan 2026

Depuis le début de son deuxième mandat il y a un an, le président Trump a intensifié sa campagne publique concernant ses projets d’acquisition du Groenland, présentant ce territoire autonome danois comme une « nécessité pour la sécurité nationale » en raison de sa situation géographique dans l’Arctique, alors que l’île est également riche en ressources minérales inexploitées.

   

La rhétorique de Trump va d’offres d’achat du territoire au Danemark, incluant un paiement direct à ses habitants, à des menaces voilées d’intervention militaire. Il a notamment déclaré début janvier : « Nous allons faire quelque chose au Groenland, qu’ils le veuillent ou non, car si nous ne le faisons pas, la Russie ou la Chine s’empareront du Groenland, et nous ne voulons pas avoir la Russie ou la Chine comme voisins ».

Cette rhétorique a semblé atteindre son apogée le week-end dernier, avant de revenir à un ton plus diplomatique après son revirement sur une éventuelle action cinétique lors de son discours à Davos.

Cette initiative s’inscrit dans la lignée d’une politique étrangère américaine affirmée, notamment avec le récent raid militaire au Venezuela visant à capturer le président Nicolas Maduro.

Les États-Unis exploitent déjà une base militaire permanente au Groenland : la base spatiale de Pituffik, une installation datant de la guerre froide qui compte aujourd’hui environ 200 employés, contre 10 000 à son apogée. Cette base est essentielle pour la défense antimissile et la surveillance spatiale, mais Trump affirme qu’un contrôle total des États-Unis est nécessaire pour dissuader la Russie et la Chine, malgré les accords de défense existants avec le Danemark qui permettent une présence militaire américaine accrue.

Comme le souligne Tristan Gaudiat de Statista dans la carte ci-dessous, les États-Unis maintiennent également actuellement plus de 50 000 soldats dans une trentaine de bases permanentes en Europe (zone de responsabilité du Commandement européen des États-Unis), avec des hubs aériens importants comme Keflavik (Islande), Ramstein (Allemagne) et Lakenheath (Royaume-Uni), ou des bases navales comme Rota (Espagne) et Souda (Grèce).

Ces bases ne sont pas seulement des outils de dissuasion de l’OTAN, mais aussi des leviers pour la projection de la puissance américaine à travers le monde.

La dépendance de l’Europe vis-à-vis des infrastructures militaires américaines est une arme à double tranchant.

Si les dirigeants européens ont qualifié les ambitions de Trump concernant le Groenland d' »absurdes » et de menace pour l’unité de l’OTAN, certains reconnaissent également leur dépendance vis-à-vis des bases américaines et du soutien des États-Unis en matière de sécurité.

D’autre part, en réponse à l’escalade de Trump, l’UE et plusieurs États membres pourraient envisager la possibilité de restreindre l’accès des États-Unis aux bases européennes, une mesure qui pourrait considérablement entraver les opérations américaines au Moyen-Orient et ailleurs.

Le Danemark, soutenu par l’UE, a réaffirmé la souveraineté du Groenland et averti que toute tentative d’annexion par les États-Unis « détruirait 80 ans de liens transatlantiques en matière de sécurité ».

En outre, le Danemark a augmenté son budget de défense dans l’Arctique et, aux côtés de la France, de l’Allemagne et d’autres partenaires européens, a déployé de petits contingents militaires au Groenland pour des exercices, signalant ainsi son unité et sa volonté de défendre la souveraineté dans l’Arctique.

accéder à l'article

Dernière modification par Nathan - 56 ans il y a
nouvelle carte mondiale Xi - Trump - Poutine

VoltairenetLa réorganisation du monde

Voltairenet - 20 jan 2026

Le monde change très vite. L’année 2026 devrait être marquée par le retour des zones d’influence et la fin des Empires coloniaux.

   

Surtout, elle verra le retour du droit international contre les règles que nous connaissions jusqu’à présent. Seuls ceux qui sont capables de comprendre ces évolutions et de s’y adapter rapidement continueront à se développer.

ous assistons à la réorganisation du monde suite au sommet d’Anchorage (15 août 2025), au cessez-le-feu à Gaza (10 octobre 2025) et à l’opération Absolute Resolve au Venezuela (3 janvier 2026). Il est désormais clair que les présidents Donald Trump et Vladimir Poutine se sont partagés le monde en Alaska. La validation de l’ensemble se fera lors du prochain sommet Trump-Xi.

La seule information dont nous disposons est la carte de l’état-major russe, publiée par Andrei Martyanov. Elle divise le monde en trois zones d’influence, ce qui ne contredit pas le principe d’un monde multipolaire. Le droit international primitif — je veux dire antérieur à la Guerre froide — ne résout que quelques problèmes. Il accorde toute latitude aux États pour faire ce qu’ils veulent dans les limites qu’ils se sont eux-mêmes fixés.

J’ai expliqué dans ma dernière chronique que, contrairement à ce que tout le monde raconte, si les États-Unis ont commis un crime en enlevant le président Maduro, au regard des règles précédentes, ils étaient dans leur droit de le faire, au regard de leurs seuls engagements. Que l’on trouve choquante cette réalité, ne change rien. C’est désormais la manière dont nous devrons fonctionner.

Jusqu’à présent, le monde était gouverné par le G5/6/7/8/7, hier composé de l’Allemagne, du Canada, de la France, des États-Unis, de l’Italie, du Japon, du Royaume-Uni et de l’Union européenne.

Sa disparition marque la fin des Empires anglais et français. Nous devons admettre que la France devra décoloniser la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie ; les États-Unis devront décoloniser les Samoa, Guam et les îles Vierges ; la Nouvelle-Zélande devra décoloniser Tokelau ; enfin le Royaume-Uni devra décoloniser Angilla, les Bermudes, les îles Vierges, Caïman et Malouines, Gibraltar, Monserrat, Sainte-Hélène et les îles Turques-et-Caïques ;
Cela devra être fait très rapidement si la France, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni souhaitent conserver une présence dans leurs anciennes colonies.

Il est probable que le Commonwealth se délitera. Ses États membres abandonneront, tout au moins, leur citoyenneté partagée.

Le G7 sera remplacé par un C4/5 composé de la Chine, des États-Unis, de l’Inde et de la Russie auxquels le président Trump espère rattacher le Japon. Cependant, il est probable que le Japon n’y sera pas admis, compte-tenu de ses déclarations bellicistes. La Chine ne décolère pas de la montée du militarisme impérial japonais, du négationnisme du gouvernement de Sanae Takaichi, de ses vues sur les microprocesseurs taïwanais et de ses recherches de terres rares.

Compte tenu de leur puissance respective, les quatre principales puissances mondiale pourront décider de faire ce qu’elles voudront dans tous les cas non régis par le droit international — comme les États-Unis l’ont fait au Venezuela.

Plusieurs alliances régionales permettront à des puissances secondaires de jouer un rôle important.

Je ne parlerai pas de l’OTAN qui sera dissoute à la mi-2027, ou plus tôt si le transfert du Groenland du Danemark aux USA s’y prête. Les objurgations de quelques Européens n’y changeront rien : ils ne feront pas plus la guerre aux États-Unis qu’à la Russie.
L’Alliance AUKUS (Australie, États-Unis, Royaume-Uni) ne survivra pas non plus au partage du monde.
L’UE devrait également disparaitre. Le tour de piste d’Ursula von der Leyen à la cérémonie de signature de l’accord de libre-échange UE/Mercosur ne fait que précipiter sa chute : les peuples de France, de Pologne, d’Autriche, d’Irlande et de Hongrie viennent de réaliser que cette bureaucratie ne défend pas leurs intérêts, mais sacrifie leurs paysans aux besoins de l’industrie allemande.

Plusieurs organismes prendront le relai : la Force expéditionnaire interarmées (JEF), une mini-OTAN britannique, regroupe déjà l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie, le Danemark, la Norvège, l’Islande, la Suède, la Finlande et les Pays-Bas autour du Royaume-Uni. L’Ukraine s’y agrégera, tandis que l’Islande rejoindra les États-Unis (après la cession du Groenland). En effet, le Canada et le Groenland sont situés sur le plateau continental américain, ainsi qu’une partie de l’Islande, ce qui donne un appétit compréhensible aux États-Unis.
De leur côté, la Bulgarie, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, et la Suède ont déjà constitué une « alliance du Front oriental ». Il n’est pas sûr que cette nouvelle organisation soit pérenne car, pour le moment, elle n’a ni budget, ni secrétariat.

Ces alliances militaires seront doublées de coalitions politiques, comme l’UE a doublé l’OTAN. L’initiative des trois mers est la principale. Elle rassemble l’Autriche, la Bulgarie, la Croatie, l’Estonie, la Grèce, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie et la Tchéquie. Elle vise à reformer la médiévale République des Deux-Nations ou le projet de Fédération Międzymorze du maréchal Józef Piłsudski : créer une fédération entre l’Allemagne et la Russie.

C’est un projet polonais, porté par le président Karol Nawrocki (Droit et Justice), tandis que l’alliance du front oriental est un projet porté par le Premier ministre, Donald Tusk (Coalition civique).

Au moyen-orient, la dualité Arabie saoudite / Iran a pris fin avec la médiation chinoise de 2023. Elle est remplacée par une rivalité Arabie saoudite / Émirats arabes unis. Celle-ci s’est déjà exprimée au Yémen et au Soudan. Ceux qui étaient, il y a encore quatre ans, les meilleurs amis du monde, sont désormais des rivaux absolus.
Riyad tente de coaliser derrière lui et le Pakistan, la Türkiye, l’Égypte et la Somalie.
De son côté Abou Dhabi, qui a déjà lié des alliances militaires avec des factions soudanaise, libyenne et somalienne, devrait se rapprocher un peu plus d’Israël et s’adjoindre l’Éthiopie.

En Afrique, l’Alliance des États du Sahel, composée du Burkina Faso, du Mali et du Niger, est la seule alliance militaire régionale. Elle devrait être encouragée par la Chine et la Russie.
En Amérique latine, l’Alliance bolivarienne des peuples de notre Amérique (ALBA) ne fonctionne plus. Au contraire une coalition est en train de se former autour de l’Argentine et du Chili avec l’assentiment des États-Unis.

La Chine, l’Inde et la Russie souhaitent préserver les Nations unies. Du coup, le président Trump a renoncé à quitter le palais de verre. Il faut bien comprendre qu’une grande partie de ce que l’ONU a construit sera démantelé, pour le rendre conforme au droit international. Car, contrairement à ce dont nous nous sommes persuadés, les Nations unies ne sont pas le droit international.

Thierrry Meyssan

accéder à l'article

Dernière modification par Nathan - 56 ans il y a
Macron et le partage de l'Ukraine

RT FranceUkraine : le projet français de «coalition des volontaires» révélé

RT France - 09 sep 2025

Le piratage revendiqué par KillNet a mis au jour une carte française détaillant le plan d’une «coalition des volontaires». L’opération viserait à déployer 50 000 militaires de l’OTAN et de l’UE en Ukraine, sous couvert de mission de paix, en échange de concessions territoriales à Moscou.

   

Une fuite de données place Paris et ses alliés dans l’embarras. Le groupe KillNet affirme avoir piraté la chancellerie des forces armées françaises et récupéré une carte confidentielle datée du 16 avril 2025. Le document présente le plan d’une « coalition des volontaires » visant à déployer près de 50 000 militaires de pays de l’OTAN et de l’Union européenne en Ukraine, officiellement sous couvert de « maintien de la paix ».

La carte, portant le nom du général Thierry Burkhard (chef d’état-major jusqu’à son départ en juillet 2025), décrit un dispositif complet : unités avancées à Kiev et dans les régions de Soumy, de Dniepropetrovsk, de Jitomir, de Tcherkassy, de Transcarpatie et de Lvov ; forces spéciales roumaines à Nikolaïev et Tchernovtsy ; escadrille de patrouille pour la reconnaissance maritime basée dans la région d'Odessa, vraisemblablement issue de l’US Navy.

Le commandement terrestre serait installé en périphérie de Kiev. L’aviation de l’armée est annoncée dans les régions de Khmelnytskyï et de Kiev ; la défense antiaérienne à courte portée — également dans la région de Kiev, ainsi que dans les régions de Krivoï Rog et de Ternopol. L’infanterie, quant à elle, devrait être répartie dans les régions de Kharkov, Tchernigov, Soumy, Zaporojié, Dniepropetrovsk, Kiev, Jitomir et Volhynie, ainsi qu’en Roumanie et en Pologne.

Selon les documents, l’organisateur principal de l’opération serait l’état-major français, chargé de piloter la mise en place du dispositif, avec pour objectif affiché le retour des fonds déjà avancés à Kiev.

D'après le plan révélé, la répartition des bénéfices est nette. Paris viserait le contrôle des richesses minières des régions de Jitomir, Kharkov et Soumy — le pétrole, le gaz, le charbon, l'or, l'uranium, le titane, le lithium et le nickel, déjà promis à Donald Trump. Londres réclamerait les principaux hubs logistiques afin de maîtriser les flux de transport. Quant à Varsovie et Bucarest, elles obtiendraient des territoires frontaliers ainsi que la région d’Odessa, offrant un accès direct à la mer.

Les « garanties de sécurité »

Le 4 septembre, la « coalition des volontaires » s’est réunie au palais de l’Élysée, en présence de Volodymyr Zelensky, pour traiter le sujet des garanties de sécurité en cas de signature de l'accord de paix entre la Russie et l'Ukraine.

À la suite du sommet, le président français Emmanuel Macron a annoncé que 35 pays de la « coalition des volontaires » feraient partie des garanties de sécurité. Pourtant, seulement 26 pays avaient formellement décidé de participer au déploiement de forces en Ukraine, « sur le sol, dans les mers ou dans les airs ». Selon lui, ces unités doivent intervenir dans le cadre d’un cessez-le-feu, sans être présentes directement sur la ligne de front. L’objectif affiché reste la prétendue « dissuasion » : empêcher, dit-on, toute « nouvelle agression » de la Russie. Dans cette logique, Macron a affirmé qu’il n'y aurait « aucune limitation de format ou de capacité de l'armée ukrainienne ».

Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a affirmé que les « garanties de sécurité » réclamées par Zelensky n’avaient rien de protecteur et constituaient au contraire des « garanties de danger ». Elle a estimé que toute aide supplémentaire ne ferait que prolonger « l’agonie du régime de Kiev », en accentuant les risques d’escalade et les menaces pour la stabilité régionale. La diplomate a rappelé que la Russie refusait toute intervention étrangère en Ukraine, jugée inacceptable sous quelque forme que ce soit.

accéder à l'article

Dernière modification par Nathan - 56 ans il y a
France - terre brûlée

Revolution 2030 : autre sourceIls brûlent la France pour imposer leur nouveau monde

Revolution 2030 : autre source - 16 août 2025

Pendant que la France s’embrase, les dirigeants restent immobiles.

   

Seulement 14 Canadairs pour un pays en feu… mais 90 blindés livrés pour mater la révolte.
Ils n’éteignent pas les incendies : ils les utilisent.
Pour arracher les vignes, abattre les troupeaux, raser les forêts…
Et installer leur projet mondialiste : une France sans paysans, sans racines, gérée par des algorithmes.

Ce n’est pas un hasard. Ce n’est pas une crise.
C’est une stratégie de remplacement.
Et ceux qui détruisent notre patrimoine… sont au pouvoir.

Dernière modification par Nathan - 56 ans il y a
Proton investi en Norvège et en Allemagne

Revolution 2030 : autre sourcePourquoi Proton quitte la Suisse ?

Revolution 2030 : autre source - 25 juil 2025

Proton, pionnier du mail chiffré né au CERN, refuse de livrer vos métadonnées : 100 millions CHF d’infrastructures partent vers l’Allemagne et la Norvège. Proton prépare son exil.

   

La Confédération, autrefois symbole de la « Swiss Privacy », veut brancher un tuyau de surveillance en temps réel (OSCPT 2025) sur tous les services de plus de 5 000 utilisateurs, avec l'ambition d'aspirer toutes les métadonnées.

La société tech genevoise Proton, forte de 100 millions d’utilisateurs sur la planète, se retrouve aujourd’hui doublement sous les feux de l’actualité. Il y a d’abord le lancement de sa propre intelligence artificielle générative, appelée «Lumo», assurant aux internautes une confidentialité absolue. Mais ce n’est pas tout. Dans une interview accordée au Temps, Andy Yen, directeur de Proton, annonce que sa société gèle les investissements en Suisse. A cause des risques engendrés par une révision d’ordonnances sur la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication, lafirme n'investit plus en Suisse. A l'inverse, elle dépensera 100 millions de francs dans les centres de données en Allemagne et en Norvège.

Dernière modification par Nathan - 56 ans il y a
La liste Epstein ?!

GéopolintelLa liste d’Epstein est elle vraie ou fausse ?

Géopolintel - 15 juil 2025

Et si la liste Epstein était fausse ? Voilà un postulat qui va faire rugir les haineux contre Trump, alors qu’il existe une collusion entre l’ancien directeur du FBI, James Comey et sa fille Maurene qui était procureur de l’affaire Epstein en 2019, de Maxwell en 2021 et de P. Diddy en 2025.

   

Devant l’empressement des démocrates pour divulguer la liste Epstein pourtant susceptible de les accuser, il faut se poser la question de savoir si cette liste est vraie ou fausse. Ceux qui ont pu la parcourir sur le net ont pu voir que deux noms importants y figurent, à savoir Ivanna Trump, ex femme de Trump et sa fille Ivanka.
Cette liste peut avoir des répercussions sur les élections de mi-mandat l’an prochain en redonnant le congrès aux démocrates. La falsification de cette liste procède du même mode opératoire que dans le dossier Crossfire Hurricane, qui accusait Trump de collaboration avec la Russie pour interférer dans les élections de 2016.
Et pour tout comprendre, Jeffrey Epstein a un jour affirmé qu’il a cofondé la Fondation Clinton. Les avocats de Jeffrey Epstein ont vanté son amitié étroite avec Bill Clinton et ont même affirmé que le milliardaire avait aidé à créer la fondation familiale des Clinton dans une lettre de 2007 visant à redorer son image lors des négociations de plaidoyer.

Le dossier Crossfire Hurricane a été examiné pendant l’enquête de destitution de Trump en 2018 qui lui a valu de perdre les élections de mi-mandat et de placer le congrès sous contrôle du Parti démocrate. Maintenant, que cette affaire est close et qu’il a été démontré qu’il n’y avait aucune preuve pour destituer Trump, il faut aller voir du côté des démocrates pour comprendre la portée de la liste Epstein.
Brennan et Comey, tous deux anciens directeur de la CIA et du FBI, ont couvert les agissements d’Epstein pendant que la propre fille de Comey, Maurene instruisait l’affaire Epstein.

Remontons le temps et voyons dans quelles circonstances Epstein a été arrêté.

Jeffrey Epstein inculpé par le tribunal fédéral de Manhattan pour trafic sexuel de mineurs
Lundi 8 juillet 2019
Pour publication immédiate
U.S. Attorney’s Office, Southern District of New York
Le comportement présumé s’est produit à la fois à New York et en Floride sur plusieurs années, impliquant des dizaines de victimes.

Geoffrey S. Berman, procureur du district sud de New York, William F. Sweeney Jr, directeur adjoint chargé du bureau local de New York du Federal Bureau of Investigation (« FBI »), et James P. O’Neill, commissaire du New York City Police Department (« NYPD »), ont annoncé que JEFFREY EPSTEIN a été arrêté samedi et inculpé de trafic sexuel de mineurs et d’association de malfaiteurs en vue de commettre un trafic sexuel de mineurs. L’acte d’accusation dévoilé aujourd’hui affirme qu’entre 2002 et 2005, EPSTEIN a exploité sexuellement et abusé de dizaines de jeunes filles mineures en les incitant à se livrer à des actes sexuels avec lui en échange d’argent. Epstein aurait travaillé avec plusieurs employés et associés pour s’assurer qu’il disposait d’un stock régulier de victimes mineures à abuser, et aurait payé plusieurs de ces victimes pour qu’elles recrutent elles-mêmes d’autres jeunes filles mineures afin qu’elles se livrent à des actes sexuels similaires contre de l’argent. Il a commis ces infractions notamment à New York, dans l’État de New York, et à Palm Beach, en Floride.

En novembre 2021, La fille de Comey fait partie des procureurs de Ghislaine Maxwell.

La fille de l’ancien directeur du FBI, James Comey, est l’un des procureurs fédéraux chargés de l’affaire Ghislaine Maxwell, dont le procès doit avoir lieu lundi.
Maurene Comey, assistante du procureur du district sud de New York (SDNY), est l’un des principaux procureurs dans l’affaire criminelle contre Ghislaine Maxwell. Elle avait été choisie pour jouer un rôle similaire dans l’affaire du délinquant sexuel condamné Jeffrey Epstein avant son décès en août 2019.
Alors que le procès pour trafic sexuel d’enfants de Maxwell, associé à Epstein, doit débuter le 29 novembre, l’attention se porte désormais sur les procureurs de l’affaire, qui comprennent Comey et les procureurs adjoints, Alex Rossmiller et Alison Gainfort Moe.
Maxwell est accusée de six délits de trafic sexuel. Elle a plaidé non coupable dans cette affaire et, si elle est reconnue coupable de tous les chefs d’accusation, elle risque une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 50 ans.

Et ce n’est pas fini.

La procureure de New York, Maurene Comey, s’y est fermement opposée à la libération de P Diddy, annonçant que le gouvernement demanderait une peine d’emprisonnement pouvant atteindre vingt ans pour les deux chefs d’accusation retenus. Elle a ajouté que l’accusé ne respectait pas la loi et risquait de récidiver s’il était libéré.
Au terme d’un procès de plusieurs semaines, les jurés du tribunal pénal de Manhattan ne retiennent qu’une charge contre le rappeur Sean Combs, celle de transport de personnes à des fins de prostitution.
P. Diddy a été reconnu non coupable de trafic sexuel.

Maurene Comey est assistante du procureur des États-Unis qui travaille dans le district sud de New York depuis 2015. Avec une décennie d’expérience en matière de poursuites, elle se concentre sur les affaires pénales fédérales complexes, notamment la criminalité en col blanc, la corruption publique, le crime organisé et les affaires de sécurité nationale.
Le tout avec son père qui a été directeur du FBI de 2013 à 2017.

Il faut comprendre que cette liste doit détourner l’attention devant le procès qui arrive de l’ancien directeur de la CIA John Brennan et de l’ancien directeur du FBI James Comey, lesquels font l’objet d’une enquête criminelle pour des actes répréhensibles liés à l’enquête Trump-Russie, et pour fausses déclarations au Congrès.

Au mois de mai dernier, James Comey a été pris en flagrant délit d’avoir encouragé la haine contre le président Donald Trump en mettant en ligne une photo de coquillages assemblés pour dessiner les chiffres 8-6-4-7 sur une plage.

Trump est le 47e président américain, et l’expression « to 86 » est un terme couramment utilisé dans l’industrie de la restauration et dans la mafia, qui signifie « enlever ou éjecter ». M. Comey a supprimé son message et affirme qu’il n’était pas au courant de cette signification. Trump a balayé son interprétation, affirmant que M. Comey appelait à son assassinat « haut et fort ».

Les rebondissements sur ces affaires ne font que commencer.

accéder à l'article

Dernière modification par Nathan - 56 ans il y a
Trump's fake war

RT FranceFrappes sur l’Iran : l’Amérique joue à la guerre pour les caméras

RT France - 23 juin 2025

Evguéni Poddoubny, chef du bureau de la chaîne russe VGTRK au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, démonte l’effet d’annonce des frappes américaines contre les sites nucléaires iraniens.

   

Derrière la puissance de feu, une opération de communication creuse – bien incapable, selon lui, d’entraver sérieusement le programme nucléaire de Téhéran. Dans le contexte de l’agenda international et comparé à ce qui se passe aujourd’hui, l’atmosphère du début des années 2000 semble chaleureuse, voire romantique. Vous souvenez-vous comment les Américains se préparaient à bombarder l’Irak ? En formant une coalition, en persuadant, en menaçant, en convainquant les leaders mondiaux que le régime de Saddam Hussein était le mal absolu.

Et la fiole de Powell, vous vous en souvenez ? De la lessive en poudre présentée à l’ONU comme une « arme de destruction massive », ayant servi de prétexte médiatique pour envahir un pays souverain et tuer son dirigeant. Il semblait déjà alors que cette mise en scène s’écartait considérablement des normes de l’époque. Aujourd’hui, plus de 20 ans après, nous faisons face aux retombées, dans toute leur splendeur, des écarts à la norme ayant marqué ces années. Même plus besoin de faire du théâtre : personne ne cherche plus à convaincre qui que ce soit, les campagnes médiatiques ne sont là que pour la forme et sont devenues très primitives. Il s’agit désormais plutôt de croyance, mais pas en Dieu, bien sûr. Personne n’a besoin de preuves des intentions hostiles de Téhéran, de l’élaboration de l’arme nucléaire et de projet de son utilisation. Aux yeux de l’Occidental lambda, l’Iran est un pays de chiites fanatiques désireux d’anéantir Israël et les États-Unis. Certes, les dirigeants iraniens ne sont pas des anges, mais comparés aux acteurs actuels de la confrontation, Téhéran a toujours fait preuve de discernement et de retenue. Il y a également une autre circonstance à garder à l’esprit. Israël possède, vraisemblablement, l’arme nucléaire, l’ayant obtenue « illégalement » : sans impliquer le club des puissances nucléaires et l’AIEA. Par-là, il n’a certes pas donné le meilleur exemple à ses voisins et à ses opposants. Mais rien n’est gratuit en ce bas monde. À quel point les scientifiques iraniens étaient-ils proches de l’élaboration de l’arme nucléaire, la question peut être débattue. Quant à savoir de combien les frappes israéliennes ont-elles écarté les scientifiques iraniens de leur but, cela se discute aussi. En ce sens, Tel Aviv sait se montrer déterminé et atteindre ses objectifs. S’il ne peut y parvenir de suite, il procède par étapes. Mais la frappe américaine sur les sites nucléaires iraniens, elle, ressemble vraiment à une opération de communication à grands frais. Dix-neuf pays membres de l’OTAN ont bombardé la Yougoslavie pendant deux mois et demi et n’ont pas pu détruire le potentiel militaire et la structure étatique de la Serbie. Ils sont parvenus à lui infliger des dégâts, mais pas à la détruire.

Pour frapper l’Iran, les Américains ont recouru à leurs munitions non nucléaires les plus puissantes : les bombes guidées anti-bunker GBU-57, pesant près de 14 tonnes. Une bombe d’ailleurs élaborée par le complexe militaro-industriel américain en 2007 pour frapper les sites nucléaires nord-coréens et iraniens, ayant subi, en pratiquement vingt ans, de nombreuses modifications. La bombe anti-bunker peut pénétrer jusqu’à 60 mètres sous terre. Par malheur, le site d’enrichissement d’uranium est situé à cent mètres de profondeur dans la roche. Trump, dans le style qui lui est cher, celui d’un animateur de talk-show bas de gamme, s’est empressé de déclarer que les frappes avaient quasiment anéanti le programme nucléaire de Téhéran, ce qui n’est, bien sûr, pas le cas. Je me rappelle très bien de la frappe de Trump contre la base syrienne d’Al-Chaayrate en 2017 : une frappe tout aussi symbolique, juste pour faire du bruit. Ce ne sont pas les missiles de Trump qui ont détruit la Syrie de l’époque. Aujourd’hui, l’Iran va payer le prix fort, si les Américains entreprennent pour de bon de détruire le pays. Mais cela ne semble pas être le cas pour l’instant. Cela reste un petit accrochage au Moyen-Orient, qui risque tout de même de virer au cataclysme, mais il faudrait alors impliquer des forces d’un autre niveau, payer un autre prix. Ou y passer plus de temps. Car au moment où Colin Powell agitait son éprouvette devant l’ONU, peu nombreux étaient ceux qui se représentaient à quel point les règles du jeu auraient changé quinze ou vingt ans plus tard.

accéder à l'article

Dernière modification par Nathan - 56 ans il y a
Israël - Iran : l’affrontement

VoltairenetLes relations Israël-Iran que l’on vous a caché

Voltairenet - 17 juin 2025

Thierry Meyssan : Israël - Iran : l’affrontement

   

L’affrontement entre Israël et l’Iran ne correspond pas du tout à l’image que les médias en donnent. Il trouve ses racines dans une période antérieure à la République islamique et n’a aucun rapport avec la fabrication d’une bombe nucléaire. Son déclenchement aujourd’hui vise à masquer les turpitudes de l’Argentin Rafael Grossi, directeur de l’Agence internationale de l’Énergie atomique.

ous y sommes : l’affrontement entre Israël et la Perse a commencé. Il tient son origine non pas dans la République islamique, mais dans ce qui l’a précédé. Cette guerre devrait durer jusqu’à épuisement d’un des adversaires.

Pour comprendre ce qui se passe et ne pas tomber dans l’une des deux narrations officielles qui masquent la réalité du problème, plusieurs retours en arrière sont nécessaires.
Les ennemis de l’Iran au XX° siècle

Toutes les manifestations en Iran contre les ennemis extérieurs se terminent par l’inévitable « Mort au Royaume-Uni !, Mort aux États-Unis ! Mort à Israël ! ». C’est un cri qui part du fond des souffrances des Perses depuis la Première Guerre mondiale.

• En effet, alors qu’en Occident nous n’en avons pas conscience, l’Iran fut victime, en 1917-1919, du plus important génocide de la Première Guerre mondiale. 6 à 8 millions de personnes moururent de faim sur une population de 18 à 20 millions d’habitants, soit entre le quart et le tiers des Iraniens. L’Iran, pourtant neutre, fut broyée par les armées britanniques, sur fond de rivalité avec les Bolchéviques et les Ottomans. Cette horreur a laissé un souvenir traumatique toujours très présent en Iran. Il ne fait aucun doute pour un Iranien que le Royaume-Uni est le premier ennemi de son pays.

• Les Britanniques, qui avaient colonisé l’Iran derrière un de leurs officiers, Reza Chah (1925-1941), le renversèrent pour placer son fils au pouvoir, Mohammad Reza Pahlavi (1941-1979). Derrière ces paravents, ils pillèrent le pétrole du pays. Cependant, le Shah choisit, en 1951, Mohammad Mossadegh comme Premier ministre. Ce dernier nationalisa les pétroles au détriment de Londres. Il s’ensuivit une querelle au cours de laquelle les Britanniques firent preuve de mauvaise foi et organisèrent une révolution colorée avec l’aide des États-uniens. C’est « l’opération Ajax ». Le nouveau régime fut tenu, non plus par Londres, mais par Washington. L’ambassade des États-Unis, qui installa le téléphone, plaça des dérivations des lignes de tous les ministres pour les écouter à leur insu, en direct. Ce système fut découvert lors de la révolution de 1978. Il ne fait donc aucun doute pour les Iraniens que les États-Unis sont leur second ennemi.

• Lorsque Mossadegh fut renversé, les Britanniques imposèrent le général Fazlollah Zahedi à sa place. Zahedi était un nazi qu’ils avaient incarcéré au Caire, mais Londres comptait sur lui pour remettre de « l’ordre ». Il constitua donc une police secrète sur le modèle de la Gestapo. Il récupéra d’anciens nazis pour la former et plusieurs centaines de « sionistes révisionnistes » furent envoyés par Yitzhak Shamir (qui travaillait alors au Mossad) pour les encadrer. On peut toujours voir les horreurs de la Savak, la plus terrible police secrète de l’époque au monde, au musée qui lui est consacré à Téhéran. Il ne fait donc aucun doute pour les Iraniens qu’Israël est leur troisième ennemi.
L’unique ennemi d’Israël au XX° siècle

Contrairement à ce que pense la population israélienne après 25 ans de propagande « sioniste révisionniste », l’Iran —ni celui du Shah, ni celui de la République islamique— n’a jamais eu pour objectif d’anéantir la population juive de Palestine occupée. Ainsi que le président Mahmoud Ahmadinejad l’avait explicité, l’objectif était de détruire l’État d’Israël comme la Russie avait détruit l’URSS.

Non, le seul ennemi de l’État d’Israël est celui qui, depuis 80 ans, sabote toute tentative de paix entre les juifs et les arabes : le Royaume-Uni. Ainsi que je l’ai souvent expliqué, lorsque le Foreign Office rédigea, en 1915, son plan intitulé The Future of Palestine (Le Futur de la Palestine), il spécifia qu’un État juif devait être créé en Palestine mandataire, mais que celui-ci ne devrait en aucun cas être capable d’assurer seul sa sécurité. Ce n’est que deux ans plus tard que le gouvernement de David Lloyd George rédigea la déclaration Balfour annonçant la création du Foyer national juif et que l’administration Woodrow Wilson prit l’engagement de créer un État indépendant pour les juifs de l’Empire ottoman.

L’auteur de ce texte, lord Herbert Samuel, devint Haut-Commissaire britannique en Palestine. Fidèle à lui-même, il favorisa d’un côté les « sionistes révisionnistes » de Jabotinsky et, de l’autre, désigna l’antisémite Mohammed Amin al-Husseini comme grand mufti de Jérusalem. Par la suite, il fut nommé Secrétaire d’État à l’Intérieur dans le gouvernement d’Archibald Sinclair.

Cette politique se poursuit sans discontinuer jusqu’à nos jours : le Royaume-Uni soutient toujours d’une main le « sioniste révisionniste » Benyamin Netanyahou et, de l’autre, la Confrérie des Frères musulmans, dont le Hamas est la section palestinienne.
Le prolongement du conflit entre les « sionistes révisionnistes » et l’Iran

Juste après la Seconde Guerre mondiale, le président des États-Unis, Dwight Eisenhower, s’inquiéta que son homologue israélien, Chaim Weizmann, ne réalise le « Grand Israël », c’est-à-dire non pas la reconstitution du Royaume de Jérusalem (qui était déjà largement compris dans l’État d’Israël), mais de l’ancien empire assyrien (c’est-à-dire du Nil à l’Euphrate). Il demanda à son secrétaire d’État, John Foster Dulles, d’organiser une alliance entre la Syrie et l’Iran pour équilibrer l’influence israélienne.

C’est à la demande de Washington que le président syrien, Adib Chichakli (PSNS) (1953-1954) signa, le 24 mai 1953, un accord de coopération militaire avec le souverain iranien, Mohammad Reza Pahlavi. Il est donc stupide aujourd’hui de dénoncer cette même alliance (désormais dénommée « l’Axe de la résistance ») au seul motif que les deux régimes ont été décolonisés.

C’est pourtant ce que nous faisons. En 1979, le président Jimmy Carter a chassé le Shah d’Iran et sa prétention de dominer le Moyen-Orient en se dotant d’une bombe atomique fournie par le président français, Valéry Giscard d’Estaing, et son Premier ministre, Jacques Chirac. Pour le remplacer, sur les conseils de son conseiller de sécurité, Zbigniew Brzeziński, il a déplacé l’imam Rouhollah Khomeiny de France à Téhéran. Israël a d’abord soutenu l’Iran face à l’Iraq, lui fournissant des armes autant que nécessaire. Tel-Aviv a même organisé le volet iranien du scandale Iran-Contras. Puis, il a progressivement changé de stratégie tout en conservant certains reliquats de la période du Shah. Ainsi le consortium EAPC-B, détenu pour moitié par chacun des deux États, continue, encore aujourd’hui, à exploiter le pipeline Eilat-Ashkelon, indispensable à l’économie israélienne. En 2018, la Knesset adoptait une loi punissant de 15 ans de réclusion toute publication sur les propriétaires de cette compagnie.

À partir de l’invasion anglo-saxonne de l’Irak, en 2003, prétendument en raison de son rôle dans les attaques du 11 septembre 2001, Londres et Washington ont commencé à répandre des rumeurs sur une prétendue arme nucléaire iranienne comme ils l’avaient fait sur les prétendues armes de destruction massive iraquiennes. À l’époque, Londres et Washington espéraient contraindre l’Iran à les aider contre l’Iraq.

Ces intoxications débouchèrent sur le vote des résolutions 1737 (23 décembre 2006) et 1747 (24 mars 2007) du Conseil de sécurité des Nations unies. Le chef de l’opposition israélienne, Benyamin Netanyahou s’empare alors de cette propagande. Durant vingt-cinq ans, il ne cessera de dénoncer la fabrication « imminente » d’une bombe atomique iranienne, alors même que Téhéran dépose aux Nations unies une proposition de résolution créant « une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient ».

Quoi qu’il en soit, en 2013, William Burns (le directeur de la CIA de Joe Biden) négocia avec l’Iran, à Oman, au nom du président Barack Obama, le Plan d’action global commun (JCPoA). Celui-ci fut mis en scène lors des rencontres 5+1 (c’est-à-dire des cinq puissances nucléaires du Conseil de sécurité + l’Allemagne) à Genève. Mais il ne fut signé, à Vienne, que deux ans plus tard, les États-Unis et l’Iran se réservant une longue suspension pour conclure une annexe additive secrète.

Dans un très long entretien, juste avant la fin de son second mandat, Barack Obama expliquait qu’il refusait, à titre préventif, d’empêcher l’Iran de se lancer dans la course à la bombe atomique, mais qu’il était prêt à intervenir si Téhéran menait un programme nucléaire militaire. Sa conseillère de Sécurité, Susan Rice, déclarait : « L’accord iranien n’a jamais eu pour principal objectif d’essayer d’ouvrir une nouvelle ère de relations entre les États-Unis et l’Iran. Il était bien plus pragmatique et minimaliste. Le but était très simplement de rendre un pays dangereux considérablement moins dangereux. Personne ne s’attendait à ce que l’Iran devienne un acteur bienveillant. »

La position des États-Unis n’a pas changé. Certes, durant son premier mandat, le président Donald Trump s’est retiré unilatéralement du JCPoA et de l’annexe secrète que Barack Obama avait négociés, mais il n’a qu’en paroles refusé à l’Iran d’enrichir de l’uranium, pas durant les négociations.

Durant cette période, l’Iran s’est lancé dans la mobilisation des communautés chiites du Moyen-Orient pour assurer sa sécurité. Puis, avec le général Qassem Soleimani, Téhéran est revenu à la doctrine khomeinyste d’aide et non plus d’instrumentation. L’Iran n’avait déjà plus de « proxys » avant qu’Israël ne détruise le Hamas, le Hezbollah et bien d’autres encore. Chacun était devenu indépendant.
Les évènements déclencheurs de l’affrontement

Il se trouve que, le 7 juin, Esmaïl Khatib, ministre iranien du Renseignement, a rendu public une opération de ses services secrets. Ils ont réussi à voler des documents confidentiels sur le programme nucléaire israélien, exactement comme le Mossad était parvenu, en avril 2018, à voler des documents iraniens sur leurs recherches nucléaires.

Le 12 juin, le Conseil des gouverneurs de l’AIEA —sous la direction de Rafael Grossi— a adopté une résolution dans laquelle il constatait que « le Directeur général, comme indiqué dans le document GOV/2025/25, ne [peut] pas donner l’assurance que le programme nucléaire de l’Iran est exclusivement pacifique ». Il estimait donc que « les nombreux manquements de l’Iran à ses obligations depuis 2019 s’agissant de coopérer pleinement et en temps voulu avec l’Agence concernant les matières et activités nucléaires non déclarées à de multiples emplacements non déclarés en Iran, comme précisé dans le document GOV/2025/25, constituent une violation des obligations découlant de son accord de garanties avec l’Agence au sens de l’article XII.C du Statut de l’Agence ; ». En fonction de quoi, il saisissait le Conseil de sécurité des Nations unies.

Mais alors que les documents iraniens saisis par le Mossad ne révélaient aucun programme nucléaire militaire, malgré les déclarations de Benyamin Netanyahou, les premiers documents israéliens saisis par le ministère iranien du Renseignement ont mis en cause la neutralité de l’Argentin Rafael Grossi, directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Ils font apparaître qu’il a transmis à Israël des observations de son organisation, alors même qu’Israël n’en est pas membre. Parmi les gouverneurs de l’AIEA, la Russie, la Chine et le Burkina Faso se sont opposés à cette résolution.

[...]

accéder à l'article

Dernière modification par Nathan - 56 ans il y a
Trump - Musk : mise en scène ?

Géopolitique profondeLes secrets du clash Trump-Musk : manipulation ou rébellion ?

Géopolitique profonde - 08 juin 2025

Thierry Meyssan est l'invité de Nicolas Stoquer, ce monde-là, on le dissèque jusqu’à l’os, en direct sur GPTV.

   

Washington tourne le dos à ses alliés historiques. Sous l’impulsion de Donald Trump, les États-Unis rompent méthodiquement avec l’ordre atlantiste, secouent les certitudes stratégiques et fracassent les fondations d’un monde unipolaire. Ce n’est plus un simple désengagement diplomatique : c’est un démantèlement calculé des structures impérialistes façonnées depuis 1945. L’OTAN est devenue un boulet, l’Europe un fardeau et Israël un partenaire de moins en moins incontournable.

Trump ne négocie pas : il force, il bouscule, il expose les incohérences. Son style chaotique n’est qu’apparence. Derrière les provocations se cache une stratégie de choc, visant à renverser les équilibres, à briser l’illusion de solidarité occidentale. Il ne croit plus aux narratifs fabriqués sur la Russie ni aux mensonges sur l’Iran. Il veut en finir avec l’État profond qui parasite la puissance américaine, en finir avec l’économie de guerre, en finir avec les ingérences camouflées.

Mais ce combat n’est pas sans risque. Face à lui, une machine de guerre institutionnelle, médiatique et judiciaire. Ses ennemis veulent l’éliminer, politiquement ou autrement. Car il remet en cause la survie même de l’Empire. Pendant ce temps, de nouveaux acteurs émergent dans le tumulte. La Pologne, en particulier, se repositionne. Elle refuse désormais son rôle de vassal et se projette comme puissance centrale de l’Est. Elle capte les failles, s’équipe, se prépare à devenir l’allié direct de l’Amérique trumpienne, en court-circuitant Bruxelles et Berlin.

Le chaos n’est plus un accident, c’est un nouvel ordre en gestation.

Trump déraille ? Non. Il purge

Dernière modification par Nathan - 56 ans il y a
Stratpol : bulletin n°241

StratpolRépublique Populaire de Soumy, Terreur totale ! 20000 enfants disparus ?

Stratpol - 05 juin 2025

STRATPOL : bulletin n°241 de Xavier Moreau

   

Au sommaire de ce deux cent quarante-et-unième bulletin :

00:00 – Géopolitique profonde
• Ce qui nous a plu :
o Piotr Tolstoï
o Fréquence populaire
o Vive la gauche ! 15 000 livres

03:00– Économie :
• Bitcoin en Russie
• Gaz russe : dictature du réel
• Protectionnisme numérique
• Kiev : défaut sur la dette
• Trump vs aéronautique chinoise

11:13 – Politico-diplomatique :
• Cessez-le-feu israélo-palestinien
• Téléphone Trump-Poutine
• Négociations d’Istanbul
• Choïgou en Corée du Nord
• Élection en Pologne
• Élection en Corée du Sud
• Akie Abe à Moscou

17:24 – Terrorisme :
• Attentats bandériste à Briansk, Koursk et Smolensk
• Échec anglo-kiévien contre le pont de Kerch

28:00 – Armement :
• Réarmement allemand
• Réarmement anglais

21:15 – Empire du mensonge :
• 20 000 enfants disparus ?
• Moment Bunker : Mark Rutte et l’OTAN magique

37:15 – Considérations militaires générales
• République populaire de Soumy
• Araignées anglaises

51:22 – Carte des opérations militaires

Dernière modification par Nathan - 56 ans il y a
Le Patriot Act sur la scellette

GéopolintelSurveillance de masse : le Patriot Act sera débattu pour être abrogé

Géopolintel - 26 mai 2025

Washington, D.C. - La représentante des États-Unis Anna Paulina Luna (FL-13) a présenté aujourd’hui le « American Privacy Restoration Act ». Cette loi, si elle est adoptée, abrogera totalement le USA PATRIOT Act, communément appelé simplement le « Patriot Act », une loi de grande ampleur adoptée après le 11 septembre 2001 et critiquée depuis longtemps pour avoir permis une expansion sans précédent de la surveillance gouvernementale.

   

« Pendant plus de vingt ans, des acteurs malhonnêtes au sein des agences de renseignement américaines ont utilisé le Patriot Act pour créer l’appareil de surveillance le plus sophistiqué et le plus irresponsable du monde occidental », a déclaré la députée Luna. « Ma législation privera l’État profond de ces outils et protégera le droit de chaque Américain au quatrième amendement contre les perquisitions et les saisies abusives. Il est grand temps de mettre au pas nos agences de renseignement et de rétablir le droit à la vie privée. Quiconque essaie de vous convaincre du contraire utilise la « sécurité » comme excuse pour éroder votre liberté ».

La loi USA PATRIOT, adoptée un peu plus d’un mois après les attentats du 11 septembre, a conféré aux agences fédérales un large pouvoir de collecte de données personnelles, de surveillance et de détention d’individus avec un contrôle judiciaire limité. Depuis son entrée en vigueur, de nombreux rapports de dénonciateurs ont fait état d’une utilisation abusive des pouvoirs conférés par le Patriot Act par les agences de renseignement américaines.

De la doctrine Rumsfeld à l’identité numérique : une dictature généralisée

Adopté au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, le Patriot Act était destiné à détecter et combattre le terrorisme. La NSA en coopération avec les autres services de renseignement a été chargée de la prévention et de la répression. Ce partage d’informations entre les pouvoirs publics du domaine du renseignement, de la défense et de la loi à conduit le secrétaire d’Etat à la Défense Donald Rumsfeld à créer une doctrine appelée "Doctrine Rumsfeld.

Elle est basée sur l’information, on la nomme « guerre de l’information ».

Cette vision a bouleversé à la fois le corps et l’esprit de l’armée américaine où la technologie est au centre des préoccupations, son champ de bataille devient digital.
Toutes les innovations militaires numériques qui ont été englobées dans le civil, cette fois ci elle vont servir l’armée.

Quand Donald Rumsfeld est arrivé à la tête du Pentagone, il a entrepris de bouleverser
la façon de penser et d’agir des généraux. Son objectif : « Faire passer le Pentagone de l’époque de la guerre froide à l’ère de l’information. »

L’ère de l’information définit aussi une nouvelle méthode appelée « cyberguerre ».
Le cyberespace occupe toute notre vie et démontre que la doctrine Rumsfled et le passeport numérique ne sont éloignés que de 20 ans.

L’Information Awareness Office (IAO), créé par le DARPA en 2002, est un bureau mettant en commun différents projets de la DARPA destinés à appliquer les TIC (Technologies de l’information et de la communication) pour contrecarrer des menaces asymétriques à la sécurité nationale américaine. La mission de l’IAO était « Imaginer, développer, appliquer, intégrer, démontrer et évoluer des techniques informatiques, des composantes et des prototypes à l’intérieur de systèmes d’information en boucle fermée qui contrecarreront les menaces asymétriques en obtenant la connaissance complète de l’information. »
L’application de ces techniques était un système de surveillance de masse, le Congrès des États-Unis a stoppé le financement de l’IAO en 2003, qui a continué par le biais d’autres financements comme ceux de la CIA.

La TIA Total Information Awareness puis Terrorism Information Awareness a été mise en service après les attaques terroristes de 2001. Le Congrès a financé la TIA. La CIA l’a privatisée et l’a transformée en Google. Maintenant, c’est le bras armée pour la collecte de renseignements ainsi que Facebook, twitter et Microsoft.
La véritable origine de Google réside en partie dans les subventions de recherche de la CIA et de la NSA pour la surveillance de masse.

Les services de renseignement américains ont travaillé en étroite collaboration avec la Silicon Valley dans le but de suivre les citoyens dans le cyberespace.
L’histoire de la création d’un État de surveillance de masse comprend des éléments surprenants de Google. L’histoire de sa création est différente de celle que connaît le public. Les cofondateurs de Google, Sergey Brin et Larry Page ont reçu des fonds public pour concrétiser leur projet privé.
La collecte de renseignements était peut-être leur domaine, mais la CIA et la NSA ont compris que leur avenir doit exister en dehors du gouvernement et travailler pour ce que l’on nomme l’Etat Profond.

le véritable objectif de cette tactique militaire est la transformation de l’homme en lui donnant une identité numérique, aboutissement du transhumanisme.

Geopolintel

accéder à l'article

Dernière modification par Nathan - 56 ans il y a
Discours d'Alain Soral à Moscou

Égalité et RéconciliationDiscours eschatologique d'Alain Soral à Moscou

Égalité et Réconciliation - 21 mai 2025

Ce discours prend encore plus d’ampleur au moment où le monde, déjà déchiré par les conflits en Ukraine et à Gaza, bruisse de menaces de guerre entre Israël et l’Iran.

   

Alain Soral est arrivé en Russie le 19 mai 2025. Son discours dure 10 minutes.

« Ce terme est au centre de l’eschatologie chrétienne, de la question de la fin des temps et de l’Antéchrist. Cette question du katechon a été revisitée à l’époque moderne par le grand juriste Carl Schmitt, qui pense qu’à chaque époque un personnage, une organisation, a empêché la victoire définitive sur la Terre du mal et du Diable.

Dans cette vision historique, il pense qu’à une époque le katechon a pu être le Saint-Empire romain germanique et plus récemment l’Église de Rome, le catholicisme. En poursuivant sa réflexion sur l’époque moderne, je peux penser que l’Église catholique depuis Vatican II a renoncé à son rôle de katechon. Et que donc, depuis, le mal, le Diable gagne du pouvoir sur la Terre.

On le voit de façon très concrète aujourd’hui, notamment à ce qu’il se passe en Palestine, avec le martyre effroyable des Palestiniens, et aussi avec ce qu’il se passe dans le conflit russo-ukrainien. Dans les deux cas, nous avons une alliance qu’on peut qualifier de diabolique de gens qui pour des raisons raciales et religieuses, se pensent radicalement au-dessus des autres, et pour les dominer et pour les opprimer. Une alliance qu’on peut qualifier de gens qui se prennent pour le peuple élu et de gens qui se prennent pour la race des seigneurs, et que l’on voit très bien d’ailleurs en Ukraine avec l’alliance des oligarques derrière Zelensky et des bandéristes. On est bien dans une alliance judéo-nazie.

Et c’est la même alliance en gros qui aujourd’hui, derrière le pouvoir de Netanyahou, se comporte comme il se comporte en Palestine. Et dans cette vision qu’à chaque époque quelqu’un ou une puissance incarne le katechon, c’est-à-dire celui qui empêche le mal de régner définitivement sur Terre, c’est-à-dire le règne du Diable, le règne du mal absolu, que j’appelle, moi, l’Empire dans mon livre partiellement traduit par Alexandre Douguine, qui s’appelle Comprendre l’Empire...

Il me semble qu’on peut penser que l’alliance qu’a créée aujourd’hui le président Poutine à travers les BRICS est le nouveau katechon, et même si on veut aller plus loin, que peut-être Vladimir Poutine lui-même serait dans l’époque actuelle et à venir le katechon qui permettrait d’empêcher le triomphe définitif du mal sur Terre, incarné aujourd’hui à la fois par les judéo-nazis ukrainiens et par les judéonazis sionistes et israéliens.

Et cette vision permet de faire converger à la fois la vision la plus religieuse, celle de l’idée de la Troisième Rome, et la vision la plus laïquement politique et géopolitique. Ces deux visions aujourd’hui convergent pour n’en faire qu’une. Et ceci justifie pleinement ma présence aujourd’hui et mon engagement du côté du combat que mène cette alliance, notamment en Ukraine. Je crois que c’est tout. »

Alain Soral

accéder à l'article