Nous assistons à une grande démission.
Nous venons de vivre un épisode neigeux d’une terrible intensité puisque par endroit nous avions bien, allons disons 5 cm de poudreuse fraîche.
Le pays s’est arrêté.
Les profs ne sont plus allés enseigner. Ils sont passés en « distanciel ». « ILS » ont activé l’enseignement à distance. Cours annulés. Ramassages scolaires ? Annulés. Salariés disparus. 5 centimètres de neige.
Puis après la neige, la tempête.
Trains annulés, chemins de fer carrément fermés.
Je ne suis pas en train de vous dire qu’il faut aller mourir sur la route enneigée et verglacée pour son bullshit job, pas plus que je vous dis qu’il faut faire rouler les trains pendant les tempêtes.
Je vous dis cependant, qu’on ne peut pas fermer, ni confiner notre pays dès qu’il neige, qu’il vente, qu’il pleut trop ou encore qu’il fait trop chaud.
Je dis qu’avant cela marchait ainsi.
Tout le monde faisait un peu d’effort, on arrivait en retard parce qu’on roulait moins vite, mais… on allait quand même travailler.
En 1985 nous étions sous la neige. Il était tombé 38 centimètres à Nice et la nuit la plus froide, le mercure est descendu à -18° à Paris.
Nous avions école.
Non seulement les écoles étaient ouvertes, mais les classes étaient pleines.
Non seulement les classes étaient pleines et tous les enfants que nous étions étaient là, mais en plus nous allions dans le froid jouer pendant la récréation dans la neige et la glace malgré les températures sibériennes.
Nous assistons à une grande démission face à l’effort.
Tous les prétextes sont devenus bons pour ne pas « y aller ».
Je ne juge personne individuellement, mais il y a une certitude. On ne peut pas redresser un pays sans effort, sans courage, et sans se retrousser un peu les manches parfois.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

La grande démission